Qui possède vraiment votre site ?
Un site se paie une fois, mais il se tient avec des clés. Voici les cinq clés à avoir en main, et la façon simple de les demander.

Beaucoup de commerçants pensent que leur site leur appartient parce qu’ils l’ont payé. C’est souvent vrai sur le papier. Dans la vie de tous les jours, c’est une autre histoire. Le jour où il faut changer un prix, ajouter un produit ou quitter son prestataire, on découvre qui tient vraiment les clés.
En 2025, 65 % des TPE et PME françaises avaient un site web. Ce n’est donc plus une affaire de spécialistes. C’est un outil de travail, comme la caisse ou le stock. Et un outil de travail, on doit pouvoir s’en servir sans demander la permission.
Ce qui peut arriver quand on n’a pas les clés
Sur un site de questions juridiques, une e-commerçante raconte que son agence héberge son site et refuse de lui donner l’accès à l’administration. Elle ne peut plus rien mettre à jour, et son activité en souffre. Sur un forum, un dirigeant explique avoir reçu un site sans espace d’administration, avec cette réponse de l’agence. Ce n’était pas prévu.
Dans les deux cas, personne n’a forcément voulu mal faire. Mais rien n’avait été écrit. Et sans écrit, il est très difficile de réclamer quoi que ce soit.
Les cinq clés à avoir en main
- Le nom de domaine est votre adresse sur internet. Il doit être enregistré à votre nom ou à celui de votre société, avec votre adresse e-mail comme contact.
- L’hébergement est le terrain où vit le site. Vous devez savoir chez qui il se trouve, qui paie la facture, et pouvoir vous y connecter.
- L’accès à l’administration vous permet de changer un texte, une photo ou un prix. Vous devez avoir votre propre identifiant, pas celui du prestataire.
- Les contenus et le code doivent vous revenir. Le contrat doit dire clairement à qui ils appartiennent une fois le site payé.
- Les comptes autour du site comptent aussi. La fiche d’établissement, l’outil de mesure des visites, la boîte e-mail et le compte de paiement doivent être ouverts à votre nom.
Comment faire le point en dix minutes
Prenez une feuille. Écrivez les cinq clés l’une sous l’autre. En face de chacune, notez trois choses. Où elle se trouve, à quel nom elle est ouverte, et si vous savez vous y connecter vous-même.
Si une case reste vide, ce n’est pas grave. C’est une question à poser, pas une faute. Le plus souvent, un prestataire honnête répond en quelques jours.
Comment demander, sans fâcher personne
Un message court et poli suffit. Vous pouvez écrire ceci. Bonjour, pour tenir à jour mes documents, pouvez-vous me confirmer à quel nom sont enregistrés mon nom de domaine et mon hébergement, et me créer un accès administrateur à mon nom ? Merci beaucoup.
Gardez la réponse. Rangez les identifiants dans un gestionnaire de mots de passe ou dans un carnet gardé en lieu sûr. Notez aussi la date de renouvellement du nom de domaine. Un nom oublié peut expirer, et quelqu’un d’autre peut alors le racheter.
Avant de signer un nouveau site
La meilleure façon de garder les clés, c’est de les écrire dans le bon de commande dès le départ. Demandez que les cinq points y figurent noir sur blanc. Demandez aussi ce qui se passe si vous partez un jour. Qui vous remet le site, sous quelle forme, et en combien de temps.
Un prestataire à l’aise avec ces questions est souvent un bon signe. Un prestataire qui les esquive mérite une deuxième lecture du contrat.
Et si vous voulez en parler
Chez CVX, on écrit avec le client, avant de commencer, qui garde la main sur quoi. Si vous voulez faire le point sur votre site actuel, ou simplement relire vos cinq clés avec quelqu’un, écrivez-nous. On regarde ensemble, sans engagement, et vous repartez avec votre feuille remplie.
Sources
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