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Avant de signer un site sur 48 mois, sept questions

Un contrat de site se signe parfois en une heure et se paie pendant des années. Sept questions simples permettent de savoir ce que l’on signe vraiment.

Journal · 1 novembre 2026 · 4 min de lecture · Artisans du bâtiment

Illustration de l’article Avant de signer un site sur 48 mois, sept questions

Un commercial passe à l’atelier. Il est sympathique, il parle vite, il a une tablette. En une heure, il propose un site, du référencement et un abonnement mensuel. Le prix par mois semble raisonnable. Le contrat, lui, court sur plusieurs années.

Cette scène n’est pas rare. La CAPEB, qui représente les artisans du bâtiment, a alerté ses adhérents sur des offres web globales vendues dès la première visite, avec un engagement de plusieurs années, en moyenne 48 mois, et sans retour possible.

La méfiance ne date pas d’hier. En 2011 déjà, un acteur du secteur notait que beaucoup d’artisans avaient payé un premier site entre 6 000 et 8 000 euros pour peu de retours. Il ajoutait une chose juste. Les artisans veulent pouvoir compter les appels que le site leur apporte.

La règle d’or

On ne signe jamais le jour même. Un bon prestataire vous laisse le contrat, vous laisse le temps de le relire, et répond à vos questions par écrit. S’il vous presse, c’est une information utile.

Les sept questions à poser

  • Combien de temps dure l’engagement, et à quelle date exacte se termine-t-il ?
  • Combien vais-je payer au total, sur toute la durée, et pas seulement chaque mois ?
  • Puis-je arrêter avant la fin, et que se passe-t-il dans ce cas ?
  • À qui appartiennent le site, le nom de domaine et les contenus quand le contrat s’arrête ?
  • Puis-je modifier moi-même mes textes, mes photos et mes horaires, ou dois-je passer par vous ?
  • Combien de demandes ai-je reçues grâce au site, et comment vais-je le savoir chaque mois ?
  • Qui me prélèvera chaque mois, vous ou une autre société ?

Pourquoi la dernière question compte

Le nom qui apparaît sur vos relevés bancaires n’est pas toujours celui du commercial que vous avez rencontré. Mieux vaut savoir dès le départ à qui vous aurez affaire pendant toute la durée du contrat. Si une autre société entre en jeu, demandez son nom et lisez avec attention le passage du contrat qui la concerne.

Ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui

Si vous avez déjà signé, sortez le contrat. Cherchez la date de fin, le montant total et la clause de résiliation. Notez-les sur la première page avec un surligneur. Vous saurez au moins où vous en êtes.

Si vous êtes sur le point de signer, envoyez les sept questions par e-mail au commercial. Les réponses écrites valent mieux que les promesses orales. Elles vous serviront si un désaccord arrive un jour.

Et si le contrat vous semble flou, faites-le relire. Votre chambre de métiers, votre organisation professionnelle ou votre expert-comptable connaissent ces situations. Ils sauront vous dire quels recours existent dans votre cas.

Ce qu’un bon contrat dit clairement

  • Il écrit la durée et le prix total en toutes lettres.
  • Il dit ce qui vous appartient, et ce qui vous est remis si vous partez.
  • Il prévoit une façon de suivre les résultats, même simple.
  • Il ne vous oblige pas à décider le jour du premier rendez-vous.

Si vous voulez un deuxième avis

Chez CVX, la durée et le prix total sont écrits dans le bon de commande avant de commencer. Le paiement d’un projet se fait en deux moitiés, l’une à la commande, l’autre à la mise en ligne. Si vous voulez qu’on regarde votre contrat actuel avec vous, ou qu’on réponde ensemble aux sept questions, écrivez-nous. On prend le temps, et vous restez libre de votre décision.

Sources

  1. Arnaque à la création de site internet, ne vous faites pas avoir, CAPEB, 2017
  2. Internet et les artisans, le problème n’est plus d’avoir un site mais qu’il soit visible, Batiweb, 2011

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